Les formations CISP au Quinquet : reprendre pied, se former et reconstruire un avenir

Au Quinquet, les formations en Centre d’Insertion Socioprofessionnelle ne se limitent pas à l’apprentissage d’un métier. Elles constituent avant tout un parcours de réinsertion, au cours duquel chaque stagiaire peut reprendre pied, retrouver un rythme de vie et avancer vers une insertion durable.

Les Centres d’Insertion Socioprofessionnelle accueillent des personnes éloignées de l’emploi et leur proposent une pédagogie spécifique, associée à un accompagnement psychosocial quotidien.

Au Quinquet, cette approche se traduit par un travail de terrain mené pas à pas, avec des formateurs et des assistantes sociales, un suivi attentif et une préparation concrète avant et pendant chaque chantier chez un client.

Une formation qui commence bien avant le chantier

Avant d’intervenir chez un particulier ou d’être en contact avec la clientèle, les stagiaires passent par une phase d’observation et d’apprentissage. Ce temps est essentiel : il permet de revoir les bases, d’évaluer les compétences techniques, de consolider les acquis et de rassurer chacun avant la mise en situation réelle.

Cette préparation en amont est d’autant plus importante que les stagiaires arrivent souvent avec des parcours de vie fragilisés, marqués par des périodes de chômage long, une perte de rythme ou des difficultés sociales et personnelles.

Sophie Monfort, assistante sociale au CISP Le Quinquet, explique sa vision de l’accompagnement :

« Avant tout, le stagiaire qu’on accueille va faire un bilan à l’entrée de la formation et on va se dire « tiens, on voit qu’il n’a pas confiance en lui, qu’il a des problèmes de santé, qu’il y a peut-être un permis de conduire à faire passer, qu’il y a un métier à apprendre », et tout ça, ça représente des échelons. Et donc, au fur et à mesure de la formation, petit à petit, parce que ça prend énormément de temps, on va travailler ces échelons-là ».

Dans les métiers du bâtiment, de la peinture, de la plomberie ou de la menuiserie, comme en Horeca, en jardinage (Parcs et Jardin) et en Aide-ménagère, cette montée en compétences demande du temps. Le formateur accompagne, corrige, encourage et adapte son encadrement aux réalités du stagiaire comme aux exigences du client. La formation devient alors un espace où l’on apprend autant un savoir-faire qu’une manière d’habiter de nouveau son quotidien.

« Pour moi, l’insertion, ce n’est pas seulement des cours, c’est un partage de savoir-faires et savoir-être »

– Noureddine Sihami, formateur en Sanitaires et Chauffage

Des stagiaires qui reprennent confiance

Les personnes accueillies au Quinquet ne viennent pas seulement apprendre un métier. Elles viennent souvent se reconstruire après une période de rupture, retrouver une hygiène de vie, un rythme stable, des repères, et parfois même une forme de lien social.

Le cadre de formation joue ici un rôle central : il offre des habitudes, une présence, un sentiment d’appartenance à une équipe ainsi qu’une dynamique de progression qui remet leur vie en mouvement. Cela se dit souvent, l’asbl Le Quinquet est une grande famille, un collectif où le stagiaire peut reprendre confiance en lui et en ses capacités.

« C’est le contact humain. C’est vraiment le lien qu’on va faire avec le stagiaire, apprendre petit à petit à le connaître, lui apprendre aussi à nous faire confiance, et à élaborer un projet en commun. Donc, ce qui est important pour moi, c’est la relation particulière que j’arrive à établir avec le stagiaire pour vraiment construire ce projet ensemble »

– Sophie Monfort, Assistante Sociale

L’article de l’Interfede des CISP sur les stagiaires de nos centres souligne d’ailleurs que ces parcours doivent d’abord lever des freins, parfois lourds, avant d’envisager une insertion réussie.

C’est précisément dans cette logique que Le Quinquet inscrit son action : accompagner les personnes là où elles en sont, sans brûler les étapes, mais avec l’objectif clair de les amener vers davantage d’autonomie et de confiance.

Une mission sociale ancrée à Soignies

Depuis plus de 45 ans, Le Quinquet agit à Soignies et dans la région du Centre à travers ses missions d’insertion socioprofessionnelle, ses services de proximité, son accompagnement psycho-social et ses activités au service de la population.

Le CISP en est un pilier majeur : il permet à des personnes peu ou pas qualifiées de retrouver une place dans la société, en construisant avec elles un projet réaliste et progressif.

Cette mission s’inscrit dans une vision plus large du bien-être. En formant, en accompagnant et en soutenant, Le Quinquet contribue à recréer du lien social, à renforcer la cohésion et à redonner à chacun une perspective d’avenir.

Derrière chaque chantier, chaque apprentissage et chaque petit progrès, il y a une conviction simple : l’insertion se construit dans la durée, avec du sens, de l’écoute et de l’humain.

« Donc, l’image de l’échelle est cette progression du stagiaire qui avance. L’amener vers l’emploi mais aussi, retrouver une confiance en lui, pour passer le permis de conduire et peut-être, dans un ou deux ans, retrouver un emploi et une stabilité »

– Sophie Monfort, assistante sociale