Un peu d’histoire pour mieux nous connaître …


Lorsque les responsables du Centre Public d’Aide Sociale (CPAS) de Soignies décident, fin 1979, de se lancer dans l’aventure du Quinquet,  nous sortons avec difficultés de deux chocs pétroliers (1973-1979) qui ont ébranlé toute notre économie.

Une absence quasi-générale de propositions politiques et une réduction des moyens budgétaires confrontent les tout jeunes Centres Publics d’Aide Sociale (1976) à une « clientèle » faisant face à une série de difficultés chroniques débouchant sur une exclusion souvent irrémédiable.

Le Quinquet voit ainsi le jour afin de tout mettre en œuvre pour lutter contre l’exclusion en ce dans le cadre d’une action autant préventive que curative visant à la fois, simultanément comme séparément, les enfants et les adultes.

À l’époque, bien peu de personnes imaginaient sans doute que, des années plus tard, le projet QUINQUET  produirait des réalisations et des résultats remarquables, souvent cités en exemple.

Avec les années, et face à une disette en termes de subvention et alors que le monde/mode associatif reçoit encore majoritairement les faveurs des pouvoirs publics, le CPAS de Soignies décide de transformer ce qui était jusqu’alors un service interne en ASSOCIATION SANS BUT LUCRATIF.

Derrière cette mutation se retrouve un constat clair : l’action d’une association, oeuvrant en coordination avec un CPAS et soutenue financièrement par celui-ci, est l’outil idéal pour faire face à un défi sans cesse plus ardu et d’importance.

Alors qu’aucun décret n’a encore été coulé et qu’aucune disposition légale visant la mise au travail des plus démunis n’existe encore, le CPAS de Soignies et l’asbl Le Quinquet vont utiliser avec pertinence et efficacité les divers avantages dont peuvent disposer une institution publique locale et une association, alliant ainsi autant la rigueur que la souplesse.

L’action de l’asbl va ainsi évoluer d’année en année et s’affiner au travers de deux axes : La formation professionnelle et la réinsertion par le travail d‘une part et l’éducation permanente et l’action socio culturelle de l’autre.